Les mers tempérées

Les mers occupent environ 71 % de la surface du globe et représentent une gigantesque masse d’eau salée (il y a de 33 à 37 g de sels dissous dans un litre). Des milliards d’animaux et de végétaux flottent au gré des courants non loin de leur surface, formant ce que l’on appelle le plancton.  La plupart des animaux planctoniques (œufs et larves, crustacés, mollusques, alevins) ne dépassent guère quelques millimètres de long et sont plus ou moins transparents, mais d’autres, les méduses, sont plus grands.

Beaucoup de méduses mesurent 20 à 30 cm de diamètre et dans le nord de l’Atlantique vit une espèce dont le corps dépasse 1 m de diamètre et les tentacules 20 m de long. Des algues microscopiques, les diatomées (elles mesurent quelques millièmes de millimètre et au maximum un demi-millimètre), forment avec des spores d’algues brunes ou vertes le plancton végétal, dont se nourrit le plancton animal.

A son tour, celui-ci est absorbé par des poissons tels que les Sardines, les Lançons, qui eux-mêmes servent d’aliments à des espèces carnivores (Merlan, Morue). Certains poissons géants mangent surtout du plancton. Il en est ainsi de l’inoffensif Requin-baleine (Longueur : 12 à 18 m. Poids :  14 t et plus), aux nombreuses dents minuscules (jusqu’à 15 000), qui se nourrit de crevettes, petits calmars, et du Requin-pèlerin (Longueur : 12 m. Poids : 3-4 t).

Le plancton végétal

Le plancton végétal vit près de la surface de la mer, dans la zone éclairée par le soleil. En revanche, certains éléments du plancton animal, notamment les petits crustacés, effectuent des déplacements verticaux : la nuit, ils se rapprochent de la surface et le jour ils se tiennent entre 50 et 800 m de profondeur. Le plancton est moins abondant en hiver qu’à la belle saison; la diminution de la longueur du jour entraîne la disparition de nombreux animaux et algues dont les cadavres servent d’engrais car ils enrichissent l’eau de mer en substances minérales et organiques. Au printemps, avec l’allongement des jours, la production de plancton végétal reprend et la masse du plancton animal augmente à nouveau.

Les différentes espèces de thons

Il existe plusieurs espèces de Thons. Dans l’Atlantique et la Méditerranée, le plus gros est le Thon rouge (Longueur : 2,50 m. Poids : 300 kg) ainsi appelé en raison de la couleur de sa chair. Excellent nageur et grand voyageur, il possède neuf petites nageoires rudimentaires sur son dos et son ventre, juste avant la nageoire caudale. Ses déplacements restent mal connus, mais des Thons de Californie, marqués avec une agrafe métallique, ont été repris au Japon après avoir franchi respectivement 7 500 et 8 160 kilomètres au moins. C’est l’un des rares poissons dont la température interne peut dépasser celle de l’eau. Le Thon pond jusqu’à 10 millions d’œufs.

La Morue

La Morue ou Cabillaud (Longueur : I à 1,50 m. Poids : 20-40 kg. Age maximum : 20 ans) est un poisson des mers froides répandu jusqu’au-delà du cercle polaire.

Elle vit en bancs formés de nombreux individus ayant à peu près la même taille. Les alevins se tiennent ensemble et les poissons plus âgés forment des bancs distincts. La Morue et quelques espèces voisines comme l’Aiglefin (Longueur : 1 m. Poids : 9-12 kg) ont sur la mandibule inférieure un appendice ressemblant à un barbillon. Poisson grégaire, le Maquereau (Longueur : 50 cm. Poids : 1,6 kg) a le dos traversé de plusieurs barres verticales bleu ou vert foncé, qui permettent de l’identifier instantanément. Il habite la Méditerranée, l’Atlantique, la Manche, la mer du Nord et la Baltique.

Les différentes espèces de requins

Plusieurs espèces de Requins fréquentent les mers européennes, mais aucune n’est vraiment agressive. En revanche, dans les eaux tropicales vivent des espèces qui attaquent l’homme. Les Requins diffèrent des autres poissons, comme le Thon, par leur squelette mou formé de cartilage, substance moins dure que l’os. De plus, s’ils respirent comme les autres poissons au moyen de branchies (organes situés sur les côtés de la tête et protégés par un couvercle ou opercule qui s’ouvre et se ferme alternativement), celles-ci communiquent avec l’extérieur par 5 à 7 fentes verticales bien visibles.

Les calmars

Les Calmars sont des invertébrés qui vivent en pleine mer. Ils sont voisins des Poulpes mais possèdent huit tentacules relativement courts et deux plus grands, couverts de ventouses, dont ils se servent pour capturer leurs proies, Ces mollusques ont deux nageoires horizontales, triangulaires, une grosse tête avec de grands yeux. On les appelle Céphalopodes (de deux mots grecs signifiant tête et pied) parce que leurs « bras » (tentacules) s’insèrent sur la tête. Leur taille varie entre 10 et 60 cm, mais il existe dans les grandes profondeurs de la mer des Calmars géants. L’un d’eux, échoué sur une plage de Nouvelle-Zélande mesurait 6 m de long (tête et corps) et 13 m avec les tentacules.

Calmars et Seiches ont une coquille calcaire à l’intérieur du corps. Chez les premiers, elle se réduit à une « plume ». Celle des seiches est plus
grosse : c’est 1’« os » de Seiche. La plupart des Raies et les Roussettes, qui sont de petits Requins, pondent des œufs en forme de sac rectangulaire, munis aux quatre coins d’appendices qui s’entortillent autour des algues.  Le Homard et la Langouste sont deux grands crustacés de nos mers.

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