Le canari gibber italicus

Ce canari est apparu il y a déjà longtemps en Italie. Nous ne donnerons ici aucune région spéciale car des polémiques autant que des discussions acharnées, mais stériles, eurent lieu pour savoir si cette variété était apparue dans telle ou telle partie de l’Italie. L’oiseau est italien c’est tout ce que nous pouvons affirmer d’une façon certaine.

Le Gibber Italicus se présente sous la forme d’un Hollandais du Sud avec la forme en 7, mais plus petit, et très déplumé avec des touffes par plaque. La plume est moins frisée sèche et peu abondante. Cet oiseau dont on a longtemps cherché la généalogie a pourtant une ascendance bien facile à suivre.

En fait, il est le produit de toutes les règles qu’il ne faut pas appliquer en canariculture.

Né dans les souches du canari Hollandais du Sud dont il a la même posture, sa taille, plus petite, fut obtenue par croisements très consanguins, en ne tenant pas compte des mensurations exigées par les Hollandais du Sud. La consanguinité mal dirigée amène toujours une réduction de taille. C’est donc ainsi qu’apparurent des sujets de longueur réduite.

La plume rare frisée par plaques fut le résultat de l’accouplement de sujets de petite taille, de standard Hollandais du Sud, dont les deux reproducteurs étaient de plumage intensif ; en recommençant le processus pendant plusieurs générations, le résultat ne se fit pas attendre. La texture de la plume devint de plus en plus rare et le plumage petit à petit se dégarnit, pour arriver au standard actuel, un oiseau à la plume rare, présente seulement par plaques.

Standard du gibber italicus

  • La tête est très petite, de forme serpentine avec la plume lisse.
  • La forme est en 7.
  • Cou long et fin allongé vers l’avant.
  • Epaules, hautes avec frisures courtes et symétriques.
  • Flancs frisés court symétriquement.
  • Poitrine déplumée au centre.
  • Cuisses et jambes : les cuisses sont apparentes, déplumées dans leur partie antérieure.
  • Les pattes sont raides et longues.
  • Queue étroite, assez longue, dans le prolongement du corps.
  • Taille 15 cm environ.

La posture, nous le répétons, est en forme de 7, raide et gauche mais très typique. Nous ne discuterons pas le standard de cette race, il est bien réel et les sujets sont forts caractérisés. Le physique est néanmoins d’une laideur très nette, ce qui fait, parait-il, tout son charme.

Les défauts du gibber italicus

  • Les sujets à la plume trop fournie, pas assez sèche.
  • Les marques dégarnies peu prononcées.
  • La taille trop grande.
  • Le maintien trop souple et pas caractérisé en sept.
  • La tête ronde.
  • Le cou trop fort.
  • Les pattes pliées, non raides, les cuisses emplumées.

La reproduction du gibber italicus

Cette race est fort difficile à maintenir dans son véritable standard car les accouplements doivent être étudiés avec soin pour continuer d’obtenir des sujets bien dégarnis, ni trop, ni pas assez.

La valeur nourricière de cette variété très travaillée en consanguinité et sur les bases de sujets à plume intensive, est fort peu développée. L’utilité d’une deuxième race active et élevant bien les jeunes oisillons sera certainement très appréciée.

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