Le canari frisé du nord

Ce bel oiseau est élevé depuis fort longtemps, sa sélection commença dans la moitié du XIXe siècle en HOLLANDE, et en FRANCE particulièrement, où il était très prisé. Le temps s’écoulant il reçut des améliorations constantes pour devenir le canari que nous connaissons.

Le Frisé Hollandais du Nord qui fut un oiseau de taille moyenne est actuellement un peu plus grand (17 cm, 18 cm environ) qui se présente bien droit, sur des jambes longues bien proportionnées, avec les cuisses emplumées, mais apparentes.

La tête est petite, ronde, avec un cou fin. La forme est longue, les frisures doivent être de qualité avec des nageoires importantes, les frisures du panier en forme de cœur, des épaules délimitées et strictement séparées, il n’y a pas de frisure sur le bas du ventre. La queue est portée droite, serrée, en proportion harmonieuse avec le reste du corps.

Le Hollandais du Nord est un beau spécimen que l’on regarde avec satisfaction tant il présente une silhouette harmonieuse aux lignes pures et agréables. Le port sur le barreau est dressé, avec la tête un tout petit peu en avant.

Celle-ci est petite, ronde avec un bec assez fort et des yeux expressifs. Les plumes du corps bouffantes, mais à l’importance limitée et aux frisures moins développées que chez le canari Frisé Parisien, sont soyeuses et fines. Les mouvements seront pas guindés, ne les attitudes peu raides.

Le canari Hollandais du Nord est un sujet de qualité, mais dont la sélection des frisures a été moins poussée que celle du Parisien, ce qui lui a permis de rester un oiseau plus alerte, moins travaillé, plus naturel.

La couleur de la plume est la plus intense possible.

Les défauts du canari frisé du nord

Les défauts de ce canari se présentent essentiellement par les frisures non conformes au standard, résultat de croisement avec d’autres frisés, une tête trop importante avec des frisures, un cou trapu trop fort. Le dessous du ventre frisé avec d’abondantes plumes. Les cuisses dénudées sont aussi à éviter.

Les lignes du cou cassées sont à proscrire, la position doit être verticale. La queue trop courte dénature la silhouette.

La reproduction du canari frise du nord

C’est un élevage relativement facile. Comme dans toutes les races il faut accoupler des oiseaux de qualité, bien savoir choisir la plume des reproducteurs pour qu’elle se marie convenablement, afin de produire des jeunes au plumage d’une bonne texture. La nuance doit être conservée vive.  Les oiseaux vert intensif sont pour cela parfaits afin de garder cette puissance de couleur, qui évite à la nuance des issus de moins ressortir et permet ainsi de sélectionner un colori intensif. Les

croisements devront cependant toujours se faire entre canari intensif et canari Schimmel, afin d’entretenir la qualité de l’élevage. Il y a quelques années les sujets rencontrés étaient surtout de nuance jaune doré très accentué vert très vif panaché à la couleur intensive

Actuellement toutes les couleurs sont admises, y compris les canaris à base rouge, bien souvent obtenus d’ailleurs par coloration artificielle. Nous ne faisons que constater, mais nous aimons les anciennes nuances appréciées par nos aïeux, elles sont naturelles et fort belles, avec un brillant qu’il sied de pouvoir conserver par une sélection constante. Nous préférons de loin cette méthode à celle qui consiste simplement à fournir suffisamment de colorant à un canari peu enclin génétiquement à le faire, pour lui donner une couleur rouge du plus bel effet, mais à la durée éphémère d’une année, à condition encore que les plumes ne s’arrachent pas entre temps. Il est à noter que peu d’importance est apportée à la couleur des jugements. Les canaris Hollandais du Nord sont de bons parents et le nourrissage des jeunes se fait sans problème ce qui prouve les qualités primordiales que cet oiseau a conservées avec bonheur de son ancêtre : le canari commun.

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