La végétation d’eau douce

La végétation qui pousse au bord des rivières et des étangs comprend des plantes adaptées à un terrain humide. Certaines sont même capables de vivre un certain temps sous l’eau, quand une crue élève le niveau.

L’Aulne glutineux

Il en est ainsi de l’Aulne glutineux (Hauteur : 10 à 30 m. Longévité : 100 ans),reconnaissable à ses feuilles dentelées qui rappellent un éventail. Les fleurs sont des chatons qui apparaissent à la fin de l’hiver. Les fruits qui leur succèdent ressemblent un peu à de minuscules pommes de pin.

L’Aulne glutineux meurt cependant si ses racines sont noyées pendant une longue période, car elles ne peuvent plus respirer. Le Saule (Hauteur : 25 m. Longévité : 120 ans) possède généralement une silhouette caractéristique d’arbre « têtard » car on l’empêche de grandir en le taillant régulièrement. Son tronc énorme est alors surmonté d’une couronne de branches grêles et courtes. Avec l’âge, son « cœur » (le centre du tronc) pourrit, se transforme en terreau et seule une mince couche de bois vivant, située du côté interne de l’écorce, le maintient en vie.

Le Peuplier hybride

Le Peuplier hybride, largement cultivé et issu d’une espèce américaine proche du Peuplier noir, est commun au bord des rivières et dans tous les terrains humides ou simplement frais. Dans les plantations de Peupliers hybrides, les arbres sont alignés en rangées régulièrement espacées. En milieu favorable, le Peuplier grandit relativement vite.

Au bout de 30 ans, il mesure 50 cm de diamètre et 20 à 25 m de haut et il est bon à couper. Au mois de mars, ses rameaux encore dépourvus de feuilles portent des châtons mâles rouge foncé. Les jeunes feuilles qui sortent ensuite des bourgeons poisseux ont une teinte cuivrée, avant de verdir. Le Frêne (Hauteur : 30 à 40 m. Longévité : 150 ans), abondant au bord des eaux douces, est également un arbre forestier.

Comme le Robinier ou Acacia, il possède des feuilles composées, formées de plusieurs folioles (petites feuilles) au nombre de 9 à 15 environ, fixées chacune par une courte « queue » sur un axe central très long. En automne, au lieu de devenir rousses ou jaunes, elles se couvrent la plupart du temps de taches noirâtres ou tombent alors qu’elles sont encore toutes vertes.

Le Frêne

Comme les feuilles de très nombreuses autres plantes, celles du Frêne possèdent sur leur face inférieure de minuscules ouvertures, les stomates, qui leur permettent de rejeter de la vapeur d’eau c’est-à-dire de transpirer. Cette transpiration facilite l’absorption de l’eau par les racines et la montée de la sève. Mais les feuilles ont encore d’autres fonctions; ainsi, elles fabriquent les aliments des plantes vertes. Elles sont bourrées de grains microscopiques de chlorophylle, une substance qui les colore en vert. La chlorophylle absorbe les rayons lumineux du soleil pour élaborer des substances nécessaires à la nutrition de la plante. En même temps, la plante rejette de l’oxygène et absorbe du gaz carbonique. Les plantes vertes fournissent ainsi l’oxygène nécessaire aux êtres vivants, et en particulier aux animaux.

 

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