Comprendre les plantes

Les plantes sont-elles toutes vertes et feuillues ?

Dans les parcs ou les jardins, nous sommes entourés d’être vivants verts et feuillus que tout le monde considère comme des plantes. Les arbres et les buissons des haies touffues sont incontestablement des végétaux, de même que les roses, les zinnias, les parterres bien nets de soucis et les tapis des pelouses. Quelques plaques de mousse ou quelques touffes de fougères poussent-elles dans des coins ombragés ? Ce sont aussi des plantes.

Mais qu’en est-il des champignons, d’un blanc fantomatique et sans feuilles, qui se dressent dans l’herbe ? Ils forment un autre groupe des plantes. Les blocs de pierre sont parfois parsemés de croûtes colorées, ressemblant à des taches de peinture. Il s’agit de lichens, qui n’ont ni feuilles, ni tiges, ni racines, mais qui sont aussi des plantes. La teinte verte visible sur le tronc des arbres est due à un autre type de plantes : de microscopiques algues unicellulaires.

Quelle différence y a-t-il entre les plantes et les animaux ?

Plantes et animaux sont très différents : il suffit de comparer un pissenlit et un cerf ; toutefois, si certaines de leurs différences sont évidentes, d’autres ne sont pas flagrantes. Beaucoup d’animaux, par exemple, se déplacent activement, et la plupart des plantes en sont incapables, bien que certaines algues unicellulaires nagent grâce à des structures allongées dites flagelles.

La plupart des plantes contiennent un pigment vert, la chlorophylle, grâce auquel elles fabriquent leur propre nourriture par photosynthèse ; en revanche, les animaux doivent compter sur celle que les plantes vertes élaborent. Mais, là encore, il y a des exceptions. Les champignons, et même certaines plantes à fleurs, n’ont pas de chlorophylle et ne peuvent donc pas produire leurs aliments.  Contrairement aux animaux, les plantes n’ont pas de système nerveux et normalement ne réagissent pas vite aux stimulations. Cependant, les feuilles de certaines espèces, que l’on appelle les «sensitives», se replient dès qu’on les touche, et la pousse d’un volubilis «sent» un support éventuel et s’enroule autour de lui.

La structure cellulaire des plantes et des animaux est également différente.

La plupart des cellules végétales ont une paroi rigide contenant de la cellulose, substance que l’on ne trouve chez aucun animal. Ces deux types d’êtres vivants ont également une croissance différente. Les animaux grandissent uniquement jusqu’à leur maturité, alors que les plantes ne cessent de grandir jusqu’à leur mort.

Combien y a-t-il d’espèces de plantes ?

Il existe des plantes presque partout sur terre, sur le sol, dans la mer, des déserts aux forêts pluviales et même sur et dans le corps des animaux. Elles comprennent certains des plus petits êtres vivants (bactéries et algues unicellulaires si petites qu’on ne peut les voir qu’au microscope) et des plus grands (séquoias géants de l’ouest de l’Amérique du Nord). Les savants estiment que le règne végétal, vaste et varié, comprend plus de 350 000 espèces. Il existe beaucoup plus de plantes que d’animaux en termes purement quantitatifs, et en ce qui concerne la masse elles représentent presque toute la matière vivante existant sur terre.

Les plantes sont-elles toutes parentes ?

Les biologistes estiment que les plantes, comme toutes les autres formes de vie, sont nées dans les mers primitives. Les fossiles des toutes premières espèces sont rares : les plus anciens sont des traces d’algues qui vivaient il y a plus de 3 milliards d’années. Au cours des âges, les plantes les plus complexes se développèrent à partir d’elles.

Une longue période s’écoula cependant avant qu’elles n’envahissent la Terre. Les premiers de ces pionniers commencèrent à coloniser les rivages boueux il y a plus de 400 millions d’années. Certains types de plantes terrestres primitives furent un temps florissants, puis moururent ; d’autres furent les ancêtres de plantes existant aujourd’hui, telles les mousses et leurs parentes les hépatiques.

Une nouvelle poussée évolutive se produisit il y a environ 345 millions d’années. C’est alors que les ancêtres de ce qu’on appelle les plantes supérieures (végétaux pourvus de cellules conductrices spéciales, et de véritables racines, tiges et feuilles) laissèrent leurs premières traces fossiles.  Parmi les survivants de cette lignée se trouvent des plantes telles que les lycopodes, les prêles et les fougères actuelles.

Les premières véritables plantes à graines apparurent il y a près de 225 millions d’années et donnèrent naissance aux conifères modernes et à quelques groupes secondaires, mais le progrès le plus révolutionnaire eut lieu il y a 135 millions d’années avec l’apparition des plantes à fleurs. Aujourd’hui, elles forment le plus vaste groupe végétal et comprennent une stupéfiante variété d’arbres, buissons, lianes, herbes, espèces cultivées, fleurs sauvages, mauvaises herbes et pratiquement toutes les plantes familières.

Pourrions-nous vivre sans plantes ?

Sans le vert manteau végétal de la terre, la vie animale telle que nous la connaissons ne pourrait exister. Car les plantes, depuis l’arbre le plus haut jusqu’à la plus petite algue flottant en mer, sont la source fondamentale de la nourriture que nous mangeons et de l’oxygène que nous respirons.

Au cours de la photosynthèse, les plantes vertes élaborent des sucres et rejettent dans l’atmosphère l’oxygène dont les animaux ont besoin pour vivre et inversement ceux-ci rejettent du gaz carbonique nécessaire aux plantes. Les plantes étant seules capables de fabriquer de la nourriture, les animaux en dépendent pour leur alimentation. Certains d’entre eux mangent les feuilles, les fruits ou d’autres parties et font vivre les carnivores.

L’homme moderne utilise les plantes de très nombreuses autres façons. Elles nous fournissent en effet des fibres pour nos textiles et nos cordes, du bois pour nos constructions et nos meubles, du papier pour une multitude d’usages et, chose extrêmement importante, beaucoup de médicaments.

PARTAGER