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ACTUALITÉ

Historique : 2003 - 2004 - 2005 - 2006 - 2007/2008 - 2009
Lundi 15 juin 2009 Conférence Internationale
Lundi 15 juin de 13h à 18h35, à l’Assemblée Nationale.

Palais Bourbon (présentation d’un document d’identité obligatoire)

126 rue de l’Université, 75007 Paris.
M° Assemblée nationale, Solferino, Invalides; RER C Bus : 94, 63, 84, 93

Samedi 13 juin de 14h à 18h, au Centre International de Culture Populaire (CICP).

Entrée libre, Adresse : CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
M° Rue des Boulets, ligne 9

1re RENCONTRE INTERNATIONALE CONTRE LA BIOPIRATERIE

Pour la défense des droits des peuples autochtones sur la biodiversité
Lundi 15 Juin 2009 et Samedi 13 juin

Ces rencontres ont pour but d'ouvrir un espace de débat public et de faire évoluer le cadre juridique. Elles permettront de nourrir une réflexion sur les enjeux liés au commerce des ressources biologiques, d'exposer des cas concrets de biopiraterie, et d'identifier des pistes de ripostes et d'alternatives permettant de limiter cette pratique.

Le collectif Biopiraterie s’est créé sous l'impulsion de 3 associations (Paroles de Nature, ICRA et la Fondation France Liberté) dans le but de relayer le droit des peuples autochtones à préserver leurs ressources naturelles et valoriser leurs savoirs traditionnels. Il coordonne des actions juridiques et médiatiques afin de s'opposer aux dépôts de brevets illégitimes sur la biodiversité.
Dans cet esprit, le Collectif Biopiraterie organise avec Marie-Christine Blandin, Jacques Muller et Yves Cochet les premières rencontres internationales contre la biopiraterie Lundi 15 juin 2009 et samedi 13 Juin 2009.
Ces rencontres ont pour but d'ouvrir un espace de débat public et de faire évoluer le cadre juridique. Elles permettront de nourrir une réflexion sur les enjeux liés au commerce des ressources biologiques, d'exposer des cas concrets de biopiraterie, et d'identifier des pistes de ripostes et d'alternatives permettant de limiter cette pratique.

sarayaku@parolesdenature.org

Samedi 13 juin de 14h à 18h, au Centre International de Culture Populaire (CICP).
Projections - Débats – Présentation de cas concrets de biopiraterie et du contexte juridique international. Films : Les pirates du vivant, Marie Monique Robin (France-2005) et Le jardin secret des bushmen, Rehad Desai (Afrique du Sud-2006).

8 mai 2009 État d'alerte Maximun
Pour en savoir plus, le site dédié aux projets du Collectif www.biopiraterie.org

Vous pouvez vous inscrire sur la mailing list Biopiraterie sur simple demande en nous écrivant info@parolesdenature.org

État d’alerte maximale, Amazonie, Equateur

A l’opinion publique nationale et internationale, le peuple Kichwa de Sarayaku, la communauté Achuar d’Equateur et la communauté Shuar (Fipse-Ficsh) réaffirment leur position de résistance face à la dernière disposition du gouvernement équatorien d’ouvrir les blocs 23 et 24, de la région amazonienne, à l’exploration et à l’exploitation pétrolière.

Face à la décision, en date du 8 mai 2009, du Ministère des Mines et du Pétrole et de Petroecuador (résolution n° 080-CAD-2009-04-20) qui notifie la reprise « des opérations stipulées dans les contrats de participation pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans les blocs 23 et 24 de la Région amazonienne » nous déclarons ce qui suit :

Nous rappelons que les entreprises CGC et Burlington sont des entreprises qui ont porté atteinte à la vie et au territoire de nos peuples, en violant les droits humains et en particulier les droits indigènes qui sont reconnus dans des conventions et traités internationaux tels que la Convention 169 de la OIT et la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes des Nations Unies. Nous rappelons en outre qu’en 1998 le Tribunal Constitutionnel a reconnu que l’entreprise Burlington a violé les droits collectifs des peuples indigènes au bloc 24 et que la Cour International des Droits Humains a édicté des Mesures Provisoires en faveur des peuples affectés par le bloc 23. Ces entreprises ont semé terreur, faim, misère et ont violé les droits humains, ils ont attenté à la vie des peuples indigènes et ont occasionné des dommages environnementaux et à la Pacha Mama.

Pour en savoir plus CP en français et en espagnol

2008/2009 Création du collectif contre la Biopiraterie
Pour en savoir plus
Un site européen est dédié à ce projet
www.frontieredevie.org

Vous pouvez vous inscrire sur la mailing list Sarayaku sur simple demande en nous écrivant sarayaku@parolesdenature.org

Paroles de Nature membre fondateur du Collectif contre la biopiraterie

Le collectif Biopiraterie s’est créé sous l'impulsion de 3 associations (Paroles de Nature, ICRA et la Fondation France Liberté) dans le but de relayer le droit des peuples autochtones à préserver leurs ressources naturelles et valoriser leurs savoirs traditionnels. Il coordonne des actions juridiques et médiatiques afin de s'opposer aux dépôts de brevets illégitimes sur la biodiversité.

La biopiraterie, c’est avant tout la privatisation de la biodiversité et des savoirs traditionnels par les droits de propriété intellectuelle.

« La biodiversité est l'une des plus grandes richesses de la planète, et pourtant la moins reconnue comme telle »[1] . Dans les zones de grande diversité biologiques, ces richesses ont souvent été développées et préservées par les connaissances des peuples autochtones sur la faune et la flore. Or ces ressources sont aujourd’hui la source de toutes les convoitises des industries de la santé, de l’alimentation et du bien-être des économies développées.

Mais les règles qui encadrent l’exploitation de la biodiversité restent aujourd’hui peu définies… Certaines entreprises profitent de ce vide juridique pour s’approprier les connaissances des peuples autochtones sur la biodiversité, en utilisant les droits de propriété intellectuelle pour contrôler et verrouiller l’accès aux ressources naturelles. Protégés par des brevets, ces acteurs privés nient l’antériorité des usages et des savoirs traditionnels, et s’assurent la totalité des bénéfices liés à la valorisation de ces ressources biologiques.

Lutter contre la biopiraterie, une nécessité face à la multiplication des cas

Ces pratiques de biopiraterie sont à relier aux grands enjeux auxquels la mondialisation :

  • Disparition d’une grande partie de la biodiversité ;
  • Disparition des cultures populaires et savoirs traditionnels ;
  • Privatisation des biens communs au profit d’intérêts privés…

Le problème de la biopiraterie est aujourd’hui incarné par un certain nombre de cas emblématiques, comme celui du margousier indien ou « neem ». Cet arbre, dont les indiens connaissaient depuis des centaines d’années les multiples usages en tant qu'insectifuge dans l'agriculture, que médicament ou encore comme produit cosmétique, a été breveté par plusieurs entreprises, justement pour ces qualités, et malgré l’antériorité des connaissances. La mobilisation de la société civile indienne pour contester ces brevets, avec Vandana Shiva pour tête de file, a fait de ce cas un exemple réussi de lutte contre le brevetage des savoirs traditionnels.

En France, bien que les industries de la santé et du bien être soient très développées, le sujet est encore peu connu. Pourtant, des cas de biopiraterie apparaissent : le Sacha Inchi, une amende extrêmement riche en omégas 3 et 9, connue et utilisée par les populations amérindiennes pour ses propriétés cosmétiques depuis des centaines d'années, a été breveté par une entreprise française. Contester et faire annuler un brevet est possible, mais la procédure peut s’avérer extrêmement longue et couteuse. D’autres recours sont possibles.

[1] Selon les mots d’Edward Wilson, entomologiste et biologiste américain inventeur du terme « biodiversité » en 1992

Depuis 2004 Frontière de Vie - Sarayaku
Pour en savoir plus
Un site européen est dédié à ce projet
www.frontieredevie.org

Vous pouvez vous inscrire sur la mailing list Sarayaku sur simple demande en nous écrivant sarayaku@parolesdenature.org

Paroles de Nature relais du peuple Kichwa de Sarayaku en France

Frontière de Vie, ce projet visionnaire issue de la volonté du peuple Kichwa de Sarayaku correspond en tout point aux valeurs de Paroles de Nature. Ils nous aident à mieux les comprendre et nous mettons toute notre énergie à être le relais le plus juste possible de leur vision du monde et de la nature.

Le projet d’un peuple

La déforestation est une réalité quotidienne pour les dernières communautés indiennes d’Amazonie : elle représente la mort de leur milieu de vie et la fin de leur culture. Parmi les raisons de la déforestation figure en bonne place l’exploitation des ressources naturelles, en particulier la prospection et l’exploitation du pétrole.

Face à l’avancée des compagnies, une communauté indienne, celle de Sarayaku dans la province du Pastaza, a choisi de faire face. Depuis plusieurs années, elle refuse obstinément toute pénétration sur son territoire afin de préserver son héritage naturel et culturel.

Le projet de ce peuple a ainsi une portée universelle ; son ambition est la valorisation de ses traditions, de son mode de vie, de ses croyances, de sa culture...

Un de ses représentants, José Gualinga, est actuellement sous protection d’Amnesty International, après avoir été plusieurs fois en danger de mort lors des luttes avec les compagnies pétrolières.

Projet Frontière de Vie

Le projet « Frontière de Vie » a été élaboré par la communauté de Sarayaku sous l’inspiration de ses yachaks (chamanes). C’est un projet vaste et complexe, comprenant de nombreux aspects -dont certains n’ont pas encore été dévoilés- et qui s’étend sur une ou deux décennies. Sa fonction première est de maintenir le peuple Kichwa sur son territoire actuel tout en préservant leurs connaissances et traditions. La «Frontière de Vie» proprement dite est un projet qui consiste à créer sur le pourtour de leur territoire (300 kms de long) une immense frontière d’arbres à fleurs de couleurs. Cette frontière sera visible d’avion et se veut un symbole universel de paix, de protection de la Terre et des peuples autochtones.

Cette « frontière » se veut ainsi un symbole à valeur universelle, nous montrant sans équivoque que l’immense forêt amazonienne est habitée depuis toujours ; que ses habitants veulent la maintenir intacte et y préserver leurs modes de vie, qu’ils sont prêts à nous y accueillir et à créer avec nous une vaste solidarité planétaire à condition que nous les respections et acceptions de créer avec eux un rapport égalitaire.

« Nous, nous demandons si un peuple petit comme le notre peut changer le monde. Peut-être pas !
Mais nous sommes sûr que dans chaque cœur, il y a un peuple qui lutte avec la même force et si petit soit-il, nous sommes le symbole de la puissance de la vie. »
José Gualinga, Peuple Kichwa de Sarayaku Amazonie équatorien

Paroles de Nature Comment nous rejoindre et devenir benevole Paroles de Nature

C’est très simple… nous nous réunissons régulièrement sur Paris alors envoyez-nous vos coordonnées et vos motivations à benevoles@parolesdenature.org pour être tenu au courant de la prochaine réunion de l’association.
En attendant, vous pouvez nous communiquer toutes les informations, articles, annonces de conférences …concernant l’Amazonie et plus largement les peuples premiers.